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Rendez vous avec les condors - The Vanilla Ducks
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Rendez vous avec les condors

Voici quelques jours que nous sommes à Arequipa, nous organisant pour la suite du voyage. Si nous nous dirigeons assurément vers Cuzco et les Andes qui nous attendent, non loin de là se trouvent aussi de beaux paysages prometteurs. C’est le cas du Cañon de Colca, qui est le 2e canyon le plus profond du monde (le canyon le plus profond est le canyon de Cotahuasi, situé dans la même région), avec ses 3200 m de dénivelé.

Nombreuses sont les agences en ville qui proposent un tour pour voir cette merveille de la nature, mais nous préférons nous y rendre par nos propres moyens. Ces agences mettent en valeur les vols de condors au dessus du canyon. Nous allons voir tout ça de plus près !

Mission 1 : Arriver à Chivay

Nous avons déjà du matériel (sacs à dos, duvets, chaussures de randonnée, chapeau…) avec nous, mais pas forcément tout le nécessaire pour être en autonomie lors de notre périple. Nous nous mettons donc en quête d’un réchaud et sa cartouche de gaz, de casserole et de nourriture plus ou moins lyophilisée.

Le but, dans un premier temps, sera de nous rendre au point de départ de la randonnée, qui va durer deux jours.

Normalement, la ville de départ est Cabanaconde. Nous ne trouvons pas de bus qui nous y amène : il est un peu trop tard dans l’immédiat. Nous prenons à la place un bus pour Chivay, qui se trouve sur la route pour Cabanaconde, et qui devrait nous permettre le lendemain matin de traverser les villages traditionnels et faire un arrêt pour observer les condors.

Quand nous arrivons à Chivay, après 6h de trajet, une tempête a fait des dégâts sur les hauteurs, et si la pluie nous empêche de voir où nous allons, c’est surtout la coupure de courant générale qui a plongé le village dans le noir le plus complet. Nous avançons à la lueur de la lampe frontale et trouvons un hotel peu cher, éclairé à la bougie.

A la station de bus, on nous a informés qu’un bus partait à 5h30 du matin. Nous nous y rendrons donc avant le lever du soleil.

On se lève (trop) tôt. 4h30. Le courant n’est toujours pas revenu dans la ville, et on s’habille dans le noir. Sacs sur le dos, on se rend vers la sortie de l’auberge. Fermée ! La propriétaire a refermé derrière elle ! Nous voulons sortir !

Alors on cherche sous le comptoir, une éventuelle clé oubliée. On va à l’étage avec nos grosses chaussures, cherchant une autre sortie. Rien. La seule porte donnant dehors est cette porte fermée. On voit derrière une vitre à l’intérieur un amas de vêtements qui ressemble à ce que portait la propriétaire hier. Après une hésitation, nous frappons à la fenêtre, de plus en plus fort. Les vêtements bougent. C’est la señora que nous avons réveillée, et qui vient nous ouvrir à petits pas.

Dehors ! Nous marchons dans le noir, avançons vers le terminal de bus, et croisons des gros phares qui nous éblouissent.

Le bus vient de passer. Sans cette porte d’entrée bloquée, nous pouvions encore sauter dedans ! Pas d’autre moyen de transport avant 7h du matin nous dit-on… C’était bien la peine de se lever aussi tôt !

Nous prendrons notre petit déjeuner à la station de bus, vadrouillant ça et là dans le village déserté, jusqu’au marché en train de se mettre en place, en attendant l’arrivée du prochain bus pour Cabanaconde…Au moins le jour se levant laisse paraitre les devantures et les visages des gens, bien que les maisons paraissent aussi décharnées que dans la pénombre.

Mission 2 : Observer les condors

Le bus est surchargé. Nous avions beau être présents dans le terminal depuis plusieurs heures, nous serons debout pour ce trajet. En effet, c’est le bus qui vient d’Arequipa qui nous emmène à destination. Les odeurs de la longue nuit qu’on dû passer les passagers flottent dans l’habitacle.

Le jour s’est maintenant levé et les paysages sont superbes. On découvre les terrasses inca, développées pour servir l’agriculture et l’écoulement de l’eau à travers les champs. Le bus s’arrête à chaque village, et des gens montent ou descendent avec de gros ballots en tissu ou des outils pour aller travailler aux champs.

Les paysages traversés sont superbes, et seuls les cahots irréguliers nous tiennent éveillés au milieu de ces panoramas que l’on surplombe.

Nous nous arrêtons au mirador de Cruz del Condor. On s’approche de 10h du matin, et il semble que les oiseaux ont eu un réveil tardif aujourd’hui. Nous les voyons de loin jouer avec les courants d’air, s’élever entre les falaises qui dominent le Cañon del Colca, avant de redescendre derrière un pic. Le spectacle est fascinant, surtout dans le soleil naissant. Les allées et venues sont ponctuées des exclamations d’autres touristes, ébahis comme nous par la scène.

Mission 3 : Trouver la borne du kilomètre 0

Après une rapide discussion avec des locaux, nous négocions un trajet en bus avec les señoras qui vendaient au mirador des souvenirs pour les touristes, jusqu’à l’entrée de Copacabana, d’où nous allons entamer notre randonnée. Nous sommes déposés un peu avant le village sous une chaleur harassante.

La chaleur est étouffante, et nous commençons à avancer à travers des terrains de football abandonnés et des constructions jamais terminées. Nous sommes proches du début, et nous savons que le chemin qui reste à parcourir va être long et difficile.

Michaël Fremaux

Photographe, blond, barbu à mes heures, 10 000 envies à la minute... J'essaie de les réaliser au fil de mes rencontres.

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