Menu
Randonnée dans le Cañon del Colca - The Vanilla Ducks
2509
post-template-default,single,single-post,postid-2509,single-format-image,eltd-core-1.0.3,ajax_fade,page_not_loaded,,borderland shared on themestotal.com-ver-1.8.1, vertical_menu_with_scroll,smooth_scroll,side_menu_slide_with_content,width_470,paspartu_enabled,paspartu_on_bottom_fixed,wpb-js-composer js-comp-ver-4.11.2.1,vc_responsive
cañon de colca-colca-canyon-peru-perou-trek-rando-randonnée

Randonnée dans le Cañon del Colca

Premiers kilomètres dans le Cañon del Colca

C’est vrai que le début de cette randonnée était compliqué.

Atteindre le Cañon del Colca par ses propres moyens est une véritable gageure, et nous y sommes arrivés. Nous voici donc en plein soleil en train de descendre le long du chemin dépourvu d’ombre. Pas d’indications, mais ce n’est pas nécessaire car il n’y a qu’un chemin, qui suit la pente de la falaise.

Il est difficile de marcher sous cette chaleur étouffante, et les pauses que l’on prend au détour d’un virage nous permettent d’observer les condors planant au dessus de nos têtes.

De notre point de vue, on prend conscience de tout le chemin à parcourir ce jour et le lendemain. Celui-ci dessine son tracé sur le flanc des montagnes. On sait que l’on va souffrir !

On sent que l’on s’approche peu à peu du Rio Colca : la végétation a l’air plus dense vers le fond du canyon, dû à la proximité de l’eau.

Effectivement, on aperçoit un pont qui permettra d’enjamber le fameux cours d’eau qui donne son nom au canyon.

La chaleur est dense, et l’air est sec. C’est une petite victoire que d’arriver à la passerelle, et nous prenons une pause méritée après ces 4 km de descente interminable.

Nous nous rendons jusqu’aux premières maisons que nous voyons, traversant des champs baignés par l’évaporation de l’eau en contrebas. C’est San Juan de Chuccho, et quelques ânes ponctuent nos pas de leurs braiments alors que nous posons nos sacs. Nos dos sont soulagés et nous pouvons enfin savourer la fraîcheur de l’ombre à l’abri des terrasses.

Certains marcheurs attendent que la chaleur de l’après midi se dissipe pour continuer jusqu’à l’oasis, que nous atteindrons demain. D’autres poussent jusqu’aux hauteurs de Tapay. Il leur faudra encore 2 à 3h de montée pour y arriver juste avant la nuit.

Après un long repos, préparation d’une soupe et au lit. Il faut bien compenser les nuits précédentes, dans un calme absolu !

Jusqu’à l’Oasis

Debout avant l’aurore, histoire de profiter de la fraîcheur matinale. Après un rapide petit déjeuner et un thé qui revigore (la nuit a été d’un calme olympien), nous nous harnachons et repartons pour une nouvelle destination.

La première montée est déjà difficile.

On arrive quand même sous la chaleur montante à un premier hameau, dont les maisons en terre tombent en lambeaux.

En traversant ce hameau poussiéreux, nous arrivons à Cosñirhua (se prononce Cossgniroua), dont les constructions restent intactes. Des ouvriers sont au travail, consolidant les maisons et les immeubles qui partiraient rapidement en ruine comme celles du village voisin. Un arrêt près de la mignonne chapelle avant de continuer et de s’engager dans la fournaise qui nous sépare de l’oasis.

Le tracé du chemin suit la route poussiéreuse et nous fondons littéralement sous le soleil. Certains locaux l’ont bien compris, et nous rencontrons Juan, qui laisse pâturer ses ânes dans les cactus. À l’abri de la seule ombre du parcours, il vend eau et bières presque pas tièdes aux assoiffés.

Nous pouvons observer de haut le pont qui nous amène à l’oasis, et nous profitons de la pause pour converser avec notre ami ponctuel. Encore 1h pour descendre à la rivière !

La descente est sèche et courte. Je ne sais pas ce qui nous fait le plus souffrir : le dos ou les jambes. Quand nous arrivons de l’autre côté de la passerelle, le plaisir est lisible sur nos visages, et nous savons que nous allons pouvoir nous reposer à l’ombre des grandes plantes qui agrémentent l’oasis, et plonger nos corps endoloris dans la piscine que l’on voyait depuis notre promontoire, en face.

La descente est sèche et courte. Je ne sais pas ce qui nous fait le plus souffrir : le dos ou les jambes. Quand nous arrivons de l’autre côté de la passerelle, le plaisir est lisible sur nos visages, et nous savons que nous allons pouvoir nous reposer à l’ombre des grandes plantes qui agrémentent l’oasis, et plonger nos corps endoloris dans la piscine que l’on voyait depuis notre promontoire, en face.

Le soir, une partie de football s’organise entre les locaux et les randonneurs. À plus de 2000 m d’altitude, le souffle manque vite, mais la partie est bien plaisante.

Il fait vite nuit, et après quelques pisco sour, l’heure est venue de se reposer pour la montée du lendemain.

Montée matinale jusqu’à Cabaconde

Nous nous levons difficilement à 5h30, et entamons la montée à la lueur de la frontale. Nous ne sommes pas les premiers, et une procession de lampes se dirige le long du chemin qui escalade la paroi. C’est sur cette route que l’on se dirige, aussi, les sacs à nouveau harnachés sur le dos.

Si le début de la montée se fait facilement, il est nécessaire d’économiser notre souffle, car c’est 1 km de dénivelé positif qui nous attend ce matin, et à peu près 3h de montée non-stop. Plus l’altitude est élevée et plus la respiration est difficile. Il nous faut faire des pauses régulières afin de reprendre notre souffle.

Des ânes nous doublent, suivis rapidement de leurs maitres en sandales de cuir. Nous sommes ridicules avec notre matériel de qualité Quechua ou je ne sais quel Northface.

Quand le soleil point derrière les sommets, nous ressentons rapidement sa chaleur et la marche devient d’autant plus difficile.

Nous avançons en file indienne, tantôt doublant des groupes à l’arrêt, tantôt rattrapés par ces mêmes groupes. Il est de toute façon difficile de progresser plus rapidement.

Quand nous arrivons à la courbe du sommet, c’est le soulagement. Le vent s’engouffre le long des cimes et soulage nos visages rougis par l’effort. Nous traversons maintenant ces champs agricoles en terrasse, avant d’arriver à Cabaconde.

De là, nous prenons un rapide petit déjeuner avant de sauter dans un bus pour revenir à Arequipa.

Et si l’on pensait l’aventure terminée, il n’en est rien.

Le bus s’arrête à tous les villages, et nos voisins portent serpes et machettes à la ceinture. Fourbus par la randonnée, on essaie de se reposer cahotés par les imperfections de la route.

Plus loin, sur les hauteurs de Chivay, le bus bondit d’un coup et s’arrête. C’est la panne. Des passagers descendent, se disputent avec le chauffeur, essaient de réparer à leur tour. Nous restons bloqués 45 minutes, avant de repartir… et de s’arrêter à nouveau. Le répit était de courte durée.

Nous réussissons à héler un autre bus qui se rend au même endroit, et après 9 h de trajet pour faire 200 km, nous arrivons à Arequipa, où nous dormons comme des loirs.

On le retiendra, ce Cañon del Colca !

Michaël Fremaux

Photographe, blond, barbu à mes heures, 10 000 envies à la minute... J'essaie de les réaliser au fil de mes rencontres.

No Comments

Post a Comment

giay nam depgiay luoi namgiay nam cong sogiay cao got nugiay the thao nu